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Illustration d’un homme tenant une flèche bleue montante tandis qu’une courbe s’effondre et se liquéfie derrière lui.
Enquêtes · Enquête S1

Les chiffres du GEO ne tiennent pas

Tout le monde vous explique comment être visible dans ChatGPT. Presque personne ne peut le prouver.

Schema.org, FAQ, format question-réponse : les mêmes conseils pour être cité par l'IA reviennent partout, en France comme ailleurs — presque toujours sans la moindre source. Nous avons remonté ces recommandations jusqu'à leurs chiffres d'origine. La plupart ne tiennent pas.

Un secteur qui répète les mêmes conseils

Si vous avez cherché « comment être cité par ChatGPT » ou « comment faire du GEO », vous êtes tombé sur les mêmes recommandations. Elles reviennent, presque à l’identique, chez les agences, les consultants, les plateformes et jusque dans les médias spécialisés : ajoutez du balisage schema.org, créez des FAQ, rédigez au format question-réponse, multipliez les mentions de votre marque, rendez votre site lisible par les robots des IA.

Ce catalogue est remarquablement uniforme. Nous avons examiné 36 sites — agences françaises, consultants, plateformes SEO et guides anglophones — et codé leurs recommandations une à une. Le résultat :

Conseils GEO donnés sans source publique36 domaines consultés · bleu : sites qui donnent le conseil · or : part sans source publique
Schema.org / données structurées34 sites · 88 % sans source
Format question-réponse25 sites · 96 % sans source
FAQ21 sites · 86 % sans source
Mentions de marque21 sites · 90 % sans source
Accès des crawlers / HTML statique11 sites · 91 % sans source
Source : échantillon GEO-LAB, recommandations GEO françaises et anglophones.

Le chiffre qui compte n’est pas le premier, c’est le second. Le format question-réponse est recommandé par 25 sites : 24 le présentent comme une évidence, sans jamais renvoyer à la moindre étude. Le schema.org, conseil numéro un, est donné par 34 sites : 30 sans aucune source. En France, c’est encore plus net — 95 % des recommandations de schema, 100 % de celles sur le format question-réponse, sont assénées sans preuve.

Autrement dit : un lecteur qui cherche à bien faire reçoit des instructions précises, répétées avec assurance, que presque personne ne justifie. Reste une question simple, que personne ne semble poser : ces conseils reposent sur quoi ?

« Sans source » ne veut pas dire « faux » — mais ça pose un problème

Soyons précis, car c’est là que tout se joue. Qu’une recommandation soit donnée sans source ne prouve pas qu’elle est fausse. Certaines de ces méthodes sont peut-être efficaces. Le problème est ailleurs : rien, dans ces guides, ne permet au lecteur de faire le tri entre le conseil solide et le conseil recopié.

Un exemple le montre bien. Parmi les recommandations que nous avons relevées, l’une consiste à rendre son site techniquement lisible par les robots des IA — un point que nos propres travaux confirment : ces robots ne lisent pas le contenu chargé par JavaScript, il faut donc leur servir des pages en HTML directement lisible. Ce conseil-là est vraisemblablement fondé. Pourtant, sur les 11 sites qui le donnent, 10 le font sans apporter la moindre preuve. Le bon conseil et le mauvais sont servis avec exactement la même absence de justification. Pour le lecteur, ils sont indiscernables.

C’est le vrai problème d’un secteur qui prescrit sans sourcer : il ne trompe pas seulement en propageant de fausses idées, il empêche de distinguer le vrai du faux. Alors nous avons fait le travail que ces guides ne font pas. Nous avons pris les chiffres censés fonder ces recommandations, et nous les avons suivis jusqu’à leur source primaire, de nos propres yeux. Voici ce que nous avons trouvé — et, par honnêteté, cela commence par nos propres erreurs.

Pourquoi commencer par nos propres erreurs ?

En construisant notre première liste de repères sur le GEO, nous avions nous-mêmes repris certaines de ces statistiques — parce qu’elles étaient partout, et qu’à force d’être répétées elles avaient pris l’apparence de faits. En voulant les sourcer pour les publier, nous avons découvert que plusieurs ne tenaient pas. Nous les avons corrigées, et nous tenons un registre public de ces corrections. Un média qui prétend vérifier le secteur doit commencer par se vérifier lui-même.

La règle que nous nous sommes fixée pour la suite est simple : aucun chiffre retenu comme un fait sans avoir ouvert sa source primaire et lu ce qu’elle affirme, à quelle date. Quand la source est un rapport payant à la méthode cachée, un blog sans données, ou introuvable, nous l’écrivons. Ce qui suit est le résultat de cette vérification, chiffre par chiffre. Chacun illustre une façon différente dont le secteur fabrique du faux — cinq mécanismes qui, une fois nommés, permettent de repérer soi-même un chiffre douteux.

Les 5 mécanismes

Insourçable

Le chiffre circule, mais aucune source primaire publique ni aucun protocole vérifiable n’a été retrouvé.

Recyclé

La même estimation réapparaît sous plusieurs définitions incompatibles, sans source commune.

Faux prouvé du contraire

Une mesure directe montre un résultat opposé, nul ou non significatif.

Fabriqué

Un vrai chiffre est détaché de ce qu’il mesurait, puis transformé en un autre argument, comme 43,6 % devenu « +44 % ».

Déformé

Un résultat valable dans un contexte précis devient une règle générale après disparition de ses conditions.

Mécanisme 1 — L’insourçable : le marché « à 17 milliards »

Commençons par le chiffre qui sert d’argument d’ouverture à presque tous ces guides : le marché du GEO pèserait « 17 milliards de dollars ». Il installe l’urgence — le train est en marche, montez vite.

Nous avons ouvert et lu 24 pages annonçant une taille de ce marché. Le résultat tient en une phrase : il n’existe pas un chiffre, mais une dizaine, qui se contredisent. Les valeurs projetées vont de 6 à près de 34 milliards de dollars — et pas même au même horizon : 2031 pour les unes, 2034 pour les autres. Les comparer comme si c’était la même échéance serait déjà trompeur. La valeur de départ, elle, oscille entre 520 millions (MarketIntelo, périmètre « plateforme ») et 3,8 milliards (HTF Market Intelligence) : un rapport de 1 à 7. Quant au fameux « 17 milliards », c’est une projection à 2034 chez Intel Market Research — pas une valeur d’aujourd’hui.

Un même marché, des futurs incompatiblesValeurs projetées en milliards de dollars, sans aligner artificiellement les années cibles.
Projections incompatibles du marché GEONeuf projections allant de 2,7 milliards en 2027 à 33,7 milliards en 2034, avec des périmètres différents.Hexagon / Grand View cité2027 · 2,7 Md$Navistrat Analytics2032 · 6,07 Md$Valuates / QYResearch2031 · 7,32 Md$Intel Market Research2034 · 17,02 Md$Dimension Market Research2034 · 17,15 Md$MarketIntelo2034 · 19,8 Md$HTF Market Intelligence2033 · 28,9 Md$HTF / openPR2032 · 28,9 Md$Superlines / estimations reprises2034 · 33,7 Md$Sources : 24 estimations recensées par GEO-LAB. Les rapports régionaux sont exclus de ce graphique.

Deux constats rendent ce chiffre inutilisable comme un fait. D’abord, sur les 24 estimations, aucune ne rend sa méthodologie publique : impossible de savoir comment le marché est compté, la donnée détaillée étant systématiquement derrière un rapport à plusieurs milliers de dollars. Ensuite, ces études ne mesurent pas la même chose : nous avons relevé quatorze intitulés de périmètre différents. Comparer ces chiffres, c’est comparer des objets différents sous la même étiquette.

Un détail achève l’édifice. Le cabinet MarketIntelo affiche, sur une seule et même page, une base de 848 millions en 2025, une croissance annuelle de 50,5 %, et une cible de 19,8 milliards en 2034. Or ces trois nombres sont incompatibles : 848 millions croissant réellement de 50,5 % par an atteindraient, en neuf ans, près de 33,6 milliards — pas 19,8. Plus troublant : les points intermédiaires de leur propre tableau (2026, 2028, 2031) suivent bien la courbe à 50,5 % ; seule la valeur finale rompt la trajectoire. L’incohérence est à l’intérieur d’un même tableau — le signe d’un chiffre ajusté sans que personne ne vérifie qu’il tient debout.

Ce que l’on peut dire, ce qu’il faut éviter

Formulation prudente

  • Des rapports payants projettent un marché de plusieurs milliards à plusieurs dizaines de milliards, selon le périmètre et l’horizon.
  • Intel Market Research projette 17,02 milliards de dollars en 2034 pour le « GEO Services market ».
  • Les sources consultées ne publient pas leur méthodologie.

Formulation à éviter

  • Le marché du GEO vaut déjà 17 milliards.
  • Le GEO est un marché de 17 milliards.
  • Ces chiffres sont confirmés.

Ce que ce chiffre illustre : l’insourçable. Une donnée omniprésente, dont l’origine est invérifiable, et qui se propage parce que personne ne remonte jamais jusqu’à elle.

Mécanisme 2 — Le recyclé : le « +156 % grâce aux FAQ »

Le conseil « ajoutez des FAQ » et son cousin « structurez en questions-réponses » figurent parmi les plus répandus de notre échantillon. Le chiffre censé les fonder, quand il apparaît, est un « +156 % » de citations. Nous l’avons suivi à la trace.

Il apparaît chez deux éditeurs anglophones. Le premier, Presence AI, attribue ce « +156 % » aux FAQ comptant dix questions ou plus. Le second, TruePerformance, attribue le même « +156 % » à un ensemble de facteurs — titres en questions, longueur des blocs, balisage, multimédia. Le même chiffre désigne, chez l’un, la FAQ seule ; chez l’autre, un paquet de quatre ingrédients. Nous avons cherché à remonter au-delà de ces deux blogs, vers l’étude d’origine : elle est introuvable. Ni l’un ni l’autre ne renvoie à une source primaire, et la « méthode » décrite par Presence AI mélange dans ses propres tableaux la FAQ et le balisage, si bien que « la FAQ seule » n’y est jamais isolée. Le « +156 % » ne vient de nulle part d’autre que de ces pages qui le répètent : c’est un chiffre sans origine.

Fait notable : la seule étude en conditions quasi contrôlées que nous ayons trouvée sur ce point va en sens inverse. Un travail de recherche récent (Zhang, He et Yao, encore à l’état de brouillon, donc à considérer avec prudence) mesure que le format question-réponse, pris isolément, n’améliore pas l’absorption d’un contenu par les moteurs génératifs. Ce n’est pas une preuve définitive, mais même une mesure directe ne retrouve pas le miracle annoncé — alors que 96 % des sites qui recommandent ce format ne citent, eux, aucune source.

Ce que ce chiffre illustre : le recyclé. Un nombre en deux versions incompatibles, sans source commune, qu’une vérification directe contredit.

Mécanisme 3 — Le faux prouvé du contraire : « schema.org booste les citations »

Voici le conseil numéro un de tout le secteur — 34 sites sur 36 dans notre échantillon — et c’est aussi celui pour lequel nous avons la démonstration la plus solide : non pas l’absence de preuve, mais la preuve du contraire.

L’idée : ajouter du schema.org — un balisage qui décrit le contenu aux machines — augmenterait les chances d’être cité par les IA. Elle s’appuie sur une observation réelle : les pages citées contiennent en effet plus souvent ce balisage. Mais une observation n’est pas une cause.

En mai 2026, l’outil Ahrefs a testé l’hypothèse proprement. Sa méthode fait la différence : plutôt que de constater que les pages citées ont plus de balisage, les auteurs ont suivi près de 1 900 pages qui venaient d’en ajouter, et comparé l’évolution de leurs citations à celle de pages témoins restées identiques. C’est la seule façon de distinguer ce que le balisage provoque vraiment de ce qui serait arrivé de toute façon.

Schema.org : le test Ahrefs ne montre pas de hausse

Test contrôlé sur 1 885 pages ayant ajouté du JSON-LD, comparées 30 jours avant et 30 jours après.

MoteurEffet mesuréInterprétation
Google AI Overviews−4,6 %Baisse significative, réelle et inexpliquée selon les auteurs
Google AI Mode+2,4 %Indiscernable de zéro
ChatGPT+2,2 %Indiscernable de zéro
Source : Ahrefs, « We Tracked 1,885 Pages Adding Schema. AI Citations Barely Moved. », 11 mai 2026.

Aucune hausse significative. La seule variation nette va dans le mauvais sens. Les auteurs refusent d’y voir une preuve que le balisage nuit — ils qualifient honnêtement cette baisse d’« inexpliquée » — et rappellent que la corrélation de départ tenait sans doute au fait que les sites soignés mettent aussi plus de balisage. Corrélation, pas cause.

Une seconde étude, menée par searchVIU, éclaire le pourquoi. En testant ce que cinq IA lisent réellement quand elles vont chercher une page en direct, elle constate qu’elles n’extraient que le contenu visible. Le balisage inséré dans l’en-tête ou caché dans le code — là où le schema.org se loge le plus souvent — est ignoré. La croyance s’effondre par deux bouts : l’effet ne se mesure pas, et l’on comprend qu’il ne le pourrait pas.

Le schema.org n’est pas inutile en général : il reste précieux pour l’affichage enrichi, les assistants vocaux, les graphes de connaissances. Mais comme levier pour être cité par une IA — l’usage exact que 34 sites recommandent — son effet n’est pas démontré, et il est même contredit.

Ce que ce chiffre illustre : le faux prouvé du contraire. Le conseil le plus répandu du secteur est celui qui a une étude contre lui.

Mécanisme 4 — Le fabriqué : le « +44 % » qui n’existe pas

Certains chiffres sont fabriqués à partir d’un vrai chiffre qui disait autre chose. Le « +44 % » attribué au cabinet BrightEdge en est un exemple.

En parcourant les publications de BrightEdge — insights hebdomadaires, communiqués, rapports — nous n’y avons trouvé aucun « +44 % » présenté comme un gain d’optimisation. Nous y avons bien trouvé plusieurs « 44 % », mais qui mesurent tout autre chose : la tendance d’un moteur à évoquer une marque négativement, la croissance des redirections d’un moteur IA, la présence des réponses IA par catégorie de produits. Et le 43,6 % dont ce « +44 % » semble dériver mesure l’expansion des réponses IA sur les recherches e-commerce à l’automne 2025. Aucun ne dit ce que le slogan prétend leur faire dire.

Nous restons prudents : affirmer qu’un chiffre « n’existe nulle part » reviendrait à prouver une absence. Nous disons précisément qu’il est introuvable dans les publications que nous avons consultées, et que le chiffre réel dont il dérive mesure un phénomène sans rapport.

Ce que ce chiffre illustre : le fabriqué. Un vrai nombre, détaché de son sens, transformé en argument.

Mécanisme 5 — Le déformé : quand même les vrais chiffres ne survivent pas

Le dernier mécanisme est le plus révélateur, car il ne suppose de mauvaise foi chez personne. On cite souvent une étude universitaire (Princeton, Georgia Tech et d’autres) pour affirmer que certaines techniques augmentent les citations « de 40 % », « de 37 % », « de 22 % ». Ces chiffres sont, cette fois, tirés d’une vraie recherche évaluée par des pairs — et quelques agences françaises la citent même correctement. Sauf qu’en lisant le papier original, on découvre qu’ils ne disent pas ce qu’on leur fait dire.

L’étude ne mesure pas un « taux de citation ». Elle mesure des indicateurs de visibilité à l’intérieur d’une réponse générée — la place et le poids d’un contenu dans le texte produit, ce qui n’est pas « être cité ». Le détail éclaire l’écart : le meilleur gain relevé est de 41 % sur une métrique (le « Position-Adjusted Word Count »), et de 28 % seulement sur l’autre. Le « 22 % » désigne l’ajout de citations, mesuré sur le seul moteur Perplexity ; le « 37 % » est le sommet atteint par l’ajout de statistiques, là encore sur une seule métrique. Le tout sur un modèle de langage aujourd’hui ancien. Trois chiffres réels, chacun attaché à une condition précise — que la reprise fait disparaître.

Le chiffre académique de départ est honnête et prudent. C’est sa reprise qui l’aplatit en slogans universels — « faites ceci, gagnez +40 % » — en gommant les conditions qui le rendaient vrai.

Ce que ce chiffre illustre : le déformé. Le problème n’est pas une question d’intention : c’est la chaîne de citation elle-même qui abîme l’information, y compris la bonne.

Alors, faut-il tout jeter ?

Non — et ce serait tomber dans le travers inverse. Certaines de ces recommandations sont sans doute utiles ; certaines mesures tiennent, à condition de les citer pour ce qu’elles sont. L’étude Ahrefs sur le balisage est solide et transparente. Les travaux universitaires disent quelque chose de réel, tant qu’on ne les transforme pas en garanties chiffrées.

Le vrai problème n’est pas que le GEO soit une illusion. C’est qu’une discipline entière se pilote à coups de conseils que personne ne vérifie — un catalogue de bonnes pratiques répété d’un guide à l’autre, où le vrai et le faux sont servis avec la même assurance et la même absence de preuve. Quand on prend la peine de remonter à la source, le socle se dérobe plus souvent qu’il ne tient.

La règle que nous nous appliquons, et que nous appliquons aux autres, tient en trois mots : sourcé, ou supprimé. C’est le minimum qu’on puisse attendre d’un secteur qui prétend vous dire comment exister aux yeux des machines.


Questions fréquentes

Faut-il arrêter d’utiliser le schema.org ? Non. Son utilité pour la recherche classique, l’affichage enrichi ou les assistants vocaux reste documentée. Ce qui n’est pas démontré — et qui est même contredit par la seule étude contrôlée disponible — c’est son effet sur le fait d’être cité par une IA, l’usage précis que le secteur recommande.

Les FAQ et le format question-réponse sont-ils inutiles ? Une FAQ reste une bonne pratique de structure, car elle découpe le contenu en blocs faciles à extraire. Ce qui n’est pas établi, c’est le chiffre « +156 % » : il circule en deux versions contradictoires, sans source primaire, et une mesure directe trouve l’effet inverse pour le format question-réponse pris seul.

Tous ces conseils sont-ils faux, alors ? Non. Certains sont probablement fondés — mais dans notre échantillon, ils sont donnés à 86-96 % sans aucune source. Le problème n’est pas que tout soit faux : c’est que rien n’est justifié, ce qui empêche de distinguer le conseil solide du conseil recopié.

Comment reconnaître un conseil GEO douteux ? Trois réflexes : demandez la source (existe-t-elle, est-elle primaire, datée ?) ; vérifiez que le chiffre mesure bien ce qu’on lui fait dire ; méfiez-vous d’un même nombre qui apparaît sous plusieurs définitions — signe qu’il est recyclé sans origine.


Méthodologie & sources

Cette enquête combine deux relevés. Le premier a recensé, sur 36 sites (agences et consultants GEO-SEO, blogs SEO, médias spécialisés et plateformes, en français et en anglais), les recommandations « pour être cité par l’IA » et la présence ou l’absence de source. Le second a suivi cinq chiffres parmi les plus cités jusqu’à leur source primaire, lue directement. Les taux et décomptes valent « parmi les sites consultés » : l’échantillon n’est pas exhaustif, et « sans source » ne signifie pas « faux », mais « non étayé par une preuve publique exploitable ». L’intégralité des relevés est consignée dans nos fichiers de recherche, versés au registre public.

Cet article a fait l’objet d’un fact-check interne avant publication, et a commencé par la correction de nos propres contenus.

Voir notre registre de corrections publiques →

Sources primaires consultées :

  • Ahrefs, « We Tracked 1,885 Pages Adding Schema. AI Citations Barely Moved. » (11 mai 2026).
  • searchVIU, « Schema Markup and AI in 2025 » (2 décembre 2025).
  • Aggarwal et al., « GEO: Generative Engine Optimization », arXiv:2311.09735 (KDD 2024).
  • Zhang, He, Yao, « From Citation Selection to Citation Absorption », arXiv:2604.25707 (brouillon pré-soumission, avril 2026).
  • Presence AI (2 février 2026) et TruePerformance (5 mai 2026), pour les deux formulations du « +156 % ».
  • BrightEdge, publications 2025-2026, pour le chiffre de 43,6 %.
  • Vingt-quatre estimations de taille de marché et trente-six guides de recommandations, détaillés dans les fichiers de recherche dédiés.